Album photographique de salon
D’après dire cet album contenait des photographies de membres du clergé avant d’en être dépouillé.
L’emblème central de la couverture ayant disparu j’ai confectionné un médaillon avec d’anciens éléments, (broche et velours) ; pour ensuite le broder avec du fil argent, et des perles écrues.
Ce médaillon mesure environ 8cm de hauteur
Plus récent que la photographie l'album photographique voit le jour dans les années 1830/40. Les premiers sont des carnets de recherches, ou livres de spécimens, dans lesquels les inventeurs conservent leurs expériences photographiques ; (à cette époque rares sont ceux contenant des photographies familiales, mais si tel est le cas ils demeurent dans des cercles sociaux et scientifiques restreints).
Avec l’arrivée de la « carte de visite » les albums photographiques se popularisent, faisant de cet objet un article souvenir ou de collection. On l’offre alors à ses connaissances pour diverses raisons : propres elles sont le support d’attentions familiales ou de cœur ; représentant des célébrités elles sont symboles de patriotisme et de prestige.
Précieuses ses images sont collectées avec passion, c’est pourquoi il devient rapidement nécessaire de les préserver, et les présenter à leur avantage. On peut donc acheter des albums à « cartes de visites » dans des magasins sous formes de livres reliés dont les pages munies de « pochettes » permettent de maintenir les photos bien en place.
Il existe toutefois des collectionneurs préférant l’utilisation de spicilèges réunissant photos, croquis, gravures, lettres, fleurs séchées, coupures de journaux ; ou tout autres documents permettant de laisser libre cours à l’imagination et la créativité personnelle ; (très présents au début du XIXe siècle ils sont « carnets de croquis » pour un recueil d’images, et « livres de raisons » pour des poèmes et prières).
Ces albums photographiques trouvent vite leur place dans les salons des maisons cossues, et c’est avec fierté que l’on exhibe ces recueils devenus « aide-mémoire » à la narration d’histoires personnelles ou collectives.
L'album relié ne convenant plus aux procédés photographiques de la fin du XIXe siècle on lui préfère celui en cuir souple, à fermoir constitué d'un simple cordon .
Par la suite il s’adapte aux contraintes de formats, et à la quantité de production des clichés.
Pour en apprendre plus : « McCord Museum »
Magnifique journée
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