Un mur comme
désert
Une tablette pour
mer
Cette pose éphémère
À le goût des rêves...
Naître avec le
printemps, mourir avec les roses,
Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses
S'enivrer de parfums, de lumières et d'azur,
Secouant, jeune encore, la poudre
de ses ailes,
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles
Voilà du papillon le destin enchanté !
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute
chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté !
Le Papillon Alphonse de Lamartine (1790-1869)
Nouvelles méditations poétiques
Merveilleuse journée