Pour la petite histoire Le Petit Chaperon Rouge est un conte appartenant à la
tradition orale retranscrit par Charles Perrault en France et par les frères Grimm en Allemagne, selon les écrits elle se voit finir tantôt triste tantôt heureuse pour la plus chanceuse.
S’il est des jours où l’on n’aime s’en voir conter, d’autres sont propices à nous
plonger dans une rêvasserie de lectures enfantines, alors histoire de s’amuser un peu je vous propose cette lecture imagée par Pont-à-Mousson afin de vous replonger dans un passé enchanté.
Le petit Chaperon Rouge
Il y avait une fois une jolie fillette à qui sa mère avait acheté un joli chapeau rouge qui lui allait si bien que partout on l’appelait : le petit Chaperon Rouge.
Un jour sa mère ayant cuit des galettes, lui dit : « Va porter une galette et ce pot de beurre à ta Grand'mère qui est bien malade; mais ne t’amuse pas en chemin. »
Le petit Chaperon Rouge rencontra compère le loup qui l’eût croqué s’il n’y avait eu des bucherons tout près. Il lui demanda où il allait : « Chez Mère-grand, » répond le petit Chaperon. « J’y veux aller aussi, ajouta le loup ; prends ce chemin-ci et moi ce chemin-là ; nous verrons qui plus tôt y sera.
Le petit Chaperon Rouge s’amuse à cueillir des noisettes
Le loup partit à toute vitesse et par le chemin le plus court, afin d’arriver le premier chez la Grand’mère.
Le petit Chaperon Rouge qui suivait le chemin le plus long, s’amusait encore en route à cueillir des noisettes et à faire des bouquets.
Le loup arriva bien vite; il heurta à la porte, toc, toc, « Qui est là ? ». « C’est votre petite fille qui vous apporte une galette et un pot de beurre, » répondit le loup en contrefaisant sa voix.
Contente de la visite de sa petite-fille, la Grand’mère, qui était couchée, lui cria. « Tire la chevillette et la bobinette cherra. »
Le loup ayant tiré la chevillette, la porte s’ouvrit : d’un bond, il sauta sur la Grand’mère et la dévora en moins d’un instant, car il était à jeun depuis plusieurs jours.
Puis des habits de la Mère-grand le scélérat s’affubla,
La Grand’mère cria : Tire la chevillette et la bobinette cherra
Enfin le petit Chaperon Rouge arriva.
riant comme un démon en pensant au dessert que sa ruse lui ménageait.
Ayant ensuite fermé la porte, compère le loup, en faisant claquer d’aise sa langue dans son palais, s’étendit nonchalamment dans le lit encore chaud de sa victime.
Enfin le petit Chaperon Rouge arriva. Toc, toc. « Qui est là ! » fit le loup de sa voix ordinaire. Le petit Chaperon Rouge, effrayé, pensa que Mère-grand était enrhumée et répondit : « C’est votre petite-fille qui vous apporte une galette et un pot de beurre. »
Le loup ajouta alors comme défunte Grand’mère. « Tire la chevillette et la bobinette cherra. »
La voyant entrer, le loup lui dit en se cachant sous la couverture : « Mets la galette et le pot de beurre sur la huchette et viens te coucher avec moi. »
Le
petit Chaperon Rouge, tout confiant, défit ses vêtements et se coucha dans le lit de Mère-grand.
Le petit Chaperon Rouge, surpris de sentir qu’en son déshabillé Mère-grand avait la
peau aussi dure que du chiendent lui dit : « Grand’mère, que vous avez de grandes jambes ! « - « C’est pour mieux courir. » - « Que vous avez de grands
bras ! » - « C’est pour mieux t’embrasser mon enfant. » - « Grand’mère que vous avez une grande bouche ! » - « C’est pour mieux te manger ! » et
en même temps il se jeta sur le petit Chaperon Rouge et le croqua sans plus de façons.
Le Loup dévora le petit Chaperon Rouge.
Rêveuse journée