Où en étions-nous ? 1859, …non... non pas 73, encore moins 74….ça y est !
Arrêt de la machine à explorer le temps sur «la mode illustrée » de 1878 !
Check-list : Les violettes voilettes sont en place, les jupons ne font pas un pli, les chapeaux de ses messieurs sont bien mis, les fards et poudre d’escampette sont dans leurs pochettes ?
RAS tout est OK, Oups, juste le hoquet d’un toqué, pardon pour cet insoutenable frisson de polisson…
Tout le monde est attaché, on s’attache à partir sans l’ombre d’une tache ?
Oui, non ? Je vous préviens, nous n’entamerons ce voyage qu’une fois cette règle élémentaire de sécurité effectuée !
Ça y est ? Super !
Aucun regret ?
Bien, bye bye 2009, personne ne baille ni ne braille, bonjour 1878, nous sommes
plus que huit aujourd’hui, beaux comme un sou neuf en ce jour qui n’est pas celui de l’an 9.
C’est parti !!!!
GGGRRRrrr, couic, hic pas chic, c’est qu’elle en fait du bruit cette machinerie, un machin qui ressemble à du crachin nous file même le train, nous n’irons pas bon train pareillement équipés,
peut-être faudra t’il envisager de prendre le train pour notre prochaine épopée dans le passé ? Mais où est passé le sens de l’humour, aurait t’il trépassé dépassé par les évènements,
d’humeur voyageuse il peut encore nous accompagner, ouf voilà que je le retrouve sourire qui se dessine sur les lèvres, le courant passe et le sombre trépasse, nous pouvons donc nous dépasser
afin d’aller de l’avant pour nous tenir au courant des dernières tendances féminines de 1878, chut, un peu de tenue dans la retenu, nous ne
devons retenir de ce voyage que des ouvrages de gent dames non quelques invraisemblables palabres de blabla et tralala qui susciteraient du tracas ou laisseraient baba, euh, au rhum de
préférence, faites moi plaisir pas de déférence avec force d’abondantes et véhémentes révérences, il est des propos qui n’en mérite pas tant.
Trêve de vagabond libertinage, il est des âges où il est sage de l’être pour être du voyage…
En route petite troupe !
La Mode Illustrée, Paris, 1878
Ma version*, sans aversion?
Vous noterez au passage les élégantes toilettes de mesdames Fladry et Massieu, non???!! nous n’avons pas cassé un essieu, tout va bien, nous pouvons aller plus loin…
La Mode Illustrée, Paris, 1879
Quelle jolie mise en plis, il n’y a pas que les cheveux qui aiment être bien mis...
Le Moniteur de La Mode, Paris, 1881
L’amour est toujours au rendez-vous et ne fait pas un pli…chuuuuttt, silence dans le rang du fond sinon il nous faudra écourter ce voyage !
Le Moniteur de la mode, Paris, 1881
Le Moniteur de la Mode, Paris, 1881
Le Moniteur de la Mode, Paris, 1881
Une pensée à ceux qui aime se plier en quatre ou être tiré à quatre épingles...
Le Moniteur de la Mode, Paris, 1881
Le Moniteur de la Mode, Paris, 1881
Le Moniteur de la Mode, paris,
1881
Décidément cette année et ce moniteur sont riches d’enseignements sur la mode
féminine, un véritable code de bonne conduite, vite traçons la route…
La Mode Illustrée, Paris, 1881
Ou comment illustrer sans façon les belles manières...
Journal des Demoiselles, Mode de Paris, 1er Juillet 1882
Comme la mode des enfants est désarmante, où sont passés les petits bateaux, commodités pour voguer sur les flots des jeux de marins d’eaux douces du 20ème siècle? Mais il est
vrai qu’en 1882 une collection pour enfant n’était pas envisagée, on habillait donc pareillement petits et grands.
IIIhhiiiiiiii, ah ces freins, quel bruit sinistrement strident, il fait grincer des dents telle la craie qui crisse sur le tableau et nous fait aimer les stylos, ce cri freine nos envies de
flânerie en 1882 en moins de deux, il va falloir patienter jusqu’à la prochaine escale, retour en 2009, plus tout à fait les mêmes pour une remise à neuf de nos pensées encore toutes chamboulées
par le chassé-croisé des beautés rencontrées lors de ce bond dans le temps.
Tout le monde descend, doucement un peu de discipline, serrez les rangs, desserrez les dents, l’horrible bruit s’en est allé il ne vous accompagnera pas dans vos maisonnées.
J’espère ne pas trop vous avoir malmené lors de cette poursuite amoureuse de la mode passée, d’autres images viendront garnir ses pages pour l’ultime visite de cette pochette abondamment garnie, que je suis verni, vive la petite
chine !
Exquise journée à vous qui passez
* Versions altérées de ses belles gravures passées grâce aux techniques photographiques actuelles, travaux aux pinceaux et crayons pour une galerie contemporaine qui saura peut-être
plaire…