Dimanche 24 février 2013 7 24 /02 /Fév /2013 06:18

...

 

Ma peine est immense, et ce qui la rend encore plus intense c’est de voir Dancer chercher Popeye partout ; il est à l’affut du moindre bruit venant de notre chambre à coucher, que Popeye ne quittait presque plus ces derniers temps ; il se cache, l'attend derrière le rideau de la porte d’entrée, comme il le faisait depuis trois semaines déjà, espérant désespérément que ce dernier veuille bien jouer avec lui ; il guette l’ombre de ses pattes en contre-jour, sous l’espace du bas de la porte du couloir menant à notre chambre à coucher, et y glisse les siennes afin de susciter le désir de jeux de son compère ; il reste timidement sur le seuil de la porte d’entrée de la chambre à coucher, tend sa tête de droite à gauche, balaye du regard notre lit, le haut des armoires, sa queue fouettant nerveusement le sol me signifiant au passage que « quelque chose ne va pas »; toutes mes tentatives pour le distraire, et me soustraire à Popeye, comme du temps où ce dernier était malade, restent vaines ; il ne veut que son ancien compagnon de jeux, et le voir ainsi est une vraie souffrance.

 

 

J’essaie de le rassurer comme je le peux, de lui expliquer, …mais je ne “parle pas chat”. Il me faut donc, malencontreusement, me résoudre à le laisser comprendre seul que Popeye n’est plus là ; un constat pour l’instant très difficile à faire pour lui.


 

Si j’étais sure qu’il n’y a pas de contamination possible avec la maladie de Dancer, qui est porteur sain et de ce fait peut transmettre, ce qui a été le cas pour notre infortuné Popeye ; je maudis encore le jour où j’ai croisé la route malveillante d’une opportuniste «éleveuse professionnelle »; je prendrais bien volontiers un nouveau compagnon à moustaches car le vide laissé par mon petit Popeye est gigantesque.


 

Dix minutes maintenant que Dancer est derrière le rideau de la porte d’entrée, et je sais que si je vais le chercher cela ne servira pas à lui faire « entendre raison », je dois donc le laisser se décourager ; il lui faudra du temps pour « s’accommoder » de la mort de Popeye, tout comme pour nous, mon mari avait une extraordinaire relation avec ce chat.


 

Quand j’ai su que Popeye avait la maladie de Alzheimer ; nous avions remarqués des changements notables dans son comportement depuis juillet de l’année précédente, mais son bilan médical et les symptômes liés à cette maladie ne nous a permis de l’identifier qu’en janvier ; ça a particulièrement été difficile pour moi, non seulement parce qu’elle faisait écho à la maladie de mon père atteint d’une Cortico-Basale, mais aussi parce que les symptômes sont identiques entre animaux et humains ; lire le sentiment d’abandon envahir les animaux, et voir la crainte dans les yeux de Popeye un matin alors que j’avançais ma main vers lui pour le caresser, a été des plus dévastateur.

Pour moi l’abandon d’un animal est une des pires choses qui soit, et je pense que c’est le cas de tout maître aimant attentif au bien-être de son compagnon, cette maladie a installé une confusion des plus pénibles pour mon chat ; et un malheureux air de « déjà vu » puisque mon père ne me reconnait plus depuis longtemps, sans compter les nombreuses autres, douloureuses, similitudes.

Les maladies dégénératives s’apparentes au supplice «  de la goutte d’eau », tous les jours, à chaque instant, le corps de l’autre vous rappelle le vide de son être, et là tout vous manque.

 

 

Je n’ai alors plus pensé qu'à lui prodiguer ses soins quotidiens, mettant de côté la peine de la perte, me raccrochant à l’idée que si mon chat se croyait abandonné de nous il fallait au moins que ses « nouveaux maîtres », et son « nouvel environnement », soit des plus réconfortants pour lui ; ce qui n’a pas facilité pour autant ses « égarements » quotidiens, qui ont nécessités de nombreux aménagements, du temps, énormément de patience, beaucoup de douceur, de compréhension, et d’amour.

Je suis heureuse d’avoir tout fait pour lui, sans acharnement.

 

 

« Popeye tu me manques, tu nous manques … »

 

 

Certains diront que ce n’était qu’un chat mais pour moi le sentiment d’amour ne se quantifie pas, j’aime, je déteste, simplement, intensément, je n’arrive pas à faire autrement ; mes qualités sont aussi mes défauts.


...

 

Je viens de chercher Dancer, pour le trouver pelotonné au bout du lit de notre chambre à coucher, une vraie joie pour moi ; “après la pluie vient le beau temps”, même si la météo prévue au ciel de ma nouvelle année n’est pas des plus favorables, je m’accroche à cet espoir.


 

Chaque naissance est une mort programmée ; c’est ce qui rend la vie si précieuse, belle, unique, formidable ; lorsque l’on a compris cela on peut pleinement profiter de sa merveilleuse opportunité, et savourer les rencontres d’exceptions qui jalonnent la nôtre ; que les êtres rencontrés soient à quatre pattes, à deux, ou à trois, comme l’est l’Homme du premier de ses pas à la veille de ses derniers.

 


Je sais que Popeye est maintenant heureux là où il est, il a rejoint mon doux Noisette, mais j’ai besoin de lui dire à quel point je l’ai aimé, à quel point je l’aime, et à quel point je l’aimerais encore jusqu’à nos retrouvailles.

 

« Popeye j’espère avoir été pour toi une maitresse des plus attentionnées, jusqu’au bout j’étais à tes côtés, je ne t’ai pas abandonné. »


 

Dancer dort maintenant comme un bienheureux sur notre lit, allongé de tout son long, offrant son ventre rebondi à la caresse bienveillante, promesse d’heureux moments…


 

 

Je reviens bientôt, il me faut juste un peu de temps avant de pouvoir parler du beau temps…

 

 

Merci de votre fidélité

 

 

 

À Popeye, mon adorable joie de vivre, ma petite boulle d’énergie positive, rayon de soleil de ma vie.


popeye

 

 

Bien à vous

 

 

Profitez de ceux que vous aimez…

 

dame de coeur

 

 

Par evy
Ecrire pour dire.../ Post a Comment - Lire les 25 confidences
Retour à l'accueil

Follow Me on Pinterest

Translate

Mon travail est publié ici:

Pat Winter

Crazy Quilt Gatherings Autumn 2011 #3

Mon autre Blog :

fantaisies crazy by evy - non libre de droit

 

crazy

 

Attrape rêve -12- non libre de droit

 

journal des demoiselles - 15- non libre de droit

crazy quilting -2- non libre de droit

Archives

Recherche

art textile 21- non libre de droit

 

mariée -20- non libre de droit

 

Culottes courtes -15- non libre de droit

  • Des fleurs pour les anges
  • Esprit de Noël
  • Louise
  • Rêverie

Syndication

  • Flux RSS des articles

artistes

 

crazy quilt -16- non libre de droit

 

crazy quilting -14- non libre de droit

The Graphics Fairy

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés