Je ne saurais vous dire ce qui m’attache à ce tissu plus qu’à un autre.
Est-ce sa transparence synonyme de volupté féminine; son tombé délicat présent au mariage; ou encore sa légèreté, irremplaçable enveloppe de naissance ?
Quelque puisse en être la raison ; consciente ou non ; il est une robuste fragilité qui sait traverser les mailles du temps sans perdre l’essence de son charme, y gagnant force et poésie une fois brodé, devenant de ce fait l’indispensable accessoire romantique textile.
C’est donc avec une immense gratitude que je remercie Anne, pour avoir si généreusement, et amicalement, enrichi ma collection de nouvelles précieuses dentelles brodées sur tulle.
Merci aussi aux brocanteuses, chez qui je chine, pour leurs cadeaux joints à mes commandes. (Leurs liens se situent en bas de mon article)
Reproduction d’une photographie, offerte par la Directrice de l’ancienne propriétaire de cette encyclopédie en récompense d’une bonne composition de français
Descriptif d’attribution de prix d’études, 1930
Encyclopédie des Ouvrages de Dames, prix d’études 1930
Dentelle mécanique
Pour l’Histoire :
Le « tulle mécanique » apparaît en Angleterre en 1777 avec l’invention du métier à tulle de Frost et Holmes.
Il a pour but de fabriquer, industriellement, un tissu qui ressemble à la dentelle.
Les premières productions furent tissées avec du fil de lin, additionnées de broderies et de jours à l’aiguille; toujours pour imiter la dentelle. Le tulle obtenu est cependant peu résistant, et oblige les fabricants à coller les fils avec de l’apprêt ce qui le rend moins souple. (Une défaillance résolue un peu plus tard avec l’arrivée du « tulle chaîne ».)
On en produit en France à partir du 18ème siècle, mais il reste d’une qualité inférieure au tulle anglais. C’est pourquoi, pour ne pas décourager les producteurs nationaux, Napoléon en fit interdire l’importation en 1802.
L’invention du « tulle bobin », par Heathcoat en 1808, révolutionne cette industrie ; une technique qui évoluera par la suite avec la création de métiers verticaux.
En 1813, John Leavers utilise le principe des machines de Heathcoat et de Jacquard pour inventer un procédé qui permet de produire un modèle fantaisie en même temps que le fond de tulle est fabriqué.
Souvenir d’une Maria, 1er Juin 1907
Excellente journée
JE CHINE :
- Aux puces :
Accessoires de mercerie, aiguille pour rouet, dentelles sur tulle, fer de dentellière en fonte, pot à lait en faïence
- Chez le brocanteur :
Une coiffe de 1930, en tulle brodé de perles
- En ligne :
- Fuseaux de dentellières ; tampon de broderies ; à la « Brocante du temps passé »
- Coiffe en tulle et rubans de soie, pour bébé ; encyclopédie des Ouvrages de Dames ; à la « Brocante des Anges »
- Broderie mécanique de « Abracada Bricbracbroc »