

Boutiques, écoles et pièces meublées, ont pour objectif de récréer, de façon aussi crédible que possible, l’ambiance particulière d’un cadre de vie ou d’une activité.





On en fabrique depuis des siècles dans toute l’Europe et en Amérique, avec des motivations très diverses, ludiques ou utilitaires, y compris à des fins éducatives, laïques ou religieuses.



La mise au jour de modèles réduits de pièces, dans des tombeaux égyptiens, grecs et romains, témoigne de leur histoire très ancienne. Le philosophe grec Platon proposa même que de telles miniaturisations soient utilisées à des fins éducatives, afin d’éveiller l’intérêt des garçons pour la construction et celui des filles pour les tâches ménagères.


Dans les pays méditerranéens, les miniatures eurent par la suite une destination essentiellement religieuse, la crèche étant l’exemple le plus évident. En revanche dans les pays de l’Europe du Nord, la tradition de ces modèles réduits se développa dans un cadre plus profane.


La salle de classe peut être conçue comme un simple jouet, plus ou moins éducatif, ou comme un objet de collection réservé aux adultes. Les modèles les plus intéressants ont été réalisés en Europe, avec des poupées françaises ou allemandes, en bois ou en biscuit, et tout un assortiment de livres, d’ardoises et de cartes murales. On trouve aussi de telles pièces dans d’autres parties du monde, mais elles restent rares.



Un peu plus :
Maison de poupées « Mon plaisir », propriété de la Princesse Augusta Dorothée de Schwarsburg- Arnstadt.
Débuté en 1704, ce projet fût mené sur plus de cinquante années, et ruina sa passionnée propriétaire.
Au départ destiné à représenter en miniature la cour princière de la ville d’Arnstadt et de ses environ, ce projet est réparti aujourd’hui en quatre-vingt présentoirs.
Cet ensemble comprend plus de quatre cent poupées de cire, de 25.5 cm de haut, représentant les différentes catégories de personnes qui vivaient dans le palais et dans sa ville, à cette époque.
Heureuse journée
