Chine du 11/07/2010
Cette sortie dominicale fut un vrai régal, art populaire, et souvenirs d’êtres chers, se bousculent dans mon havresac. Loin de rester de glace, mis à sac, plus aucuns ne restent sur place !
Me rejoignent à ma première escale :
Une brosse à cheveux en argent, et un miroir à main en métal argenté. La mise en forme du métal de ces deux pièces étant obtenue par emboutissage, la matière utilisée pour son remplissage traverse mal les âges, c’est pourquoi il me faut remettre en forme, souder, et combler les manques, afin de rendre un semblant de dignité au miroir, qui a le plus souffert d’hier.
Loin de me « défriser » je me vois offrir avec plaisir, pour les achats ci-dessus nommés, ce fer à friser !
Avant...
Après...
Puis un coffret de naissance est la tentation d’une jolie rénovation. Après avoir ôté l’ancien papier, désossé, poncé, ne me reste qu’à remplacer et le tour est joué. Astiqués la brosse et le peigne pour enfant, en argent, viennent à nouveau prendre part à l’ensemble.
Plus loin ce sont des perles de nacres sur lit d’argent qui me séduisent sous la forme de cet ancien chapelet…
Le deuxième port, en plus de m’offrir la vision panoramique d’une nature sans pareille, va combler mon envie de pique-nique, mais aussi celle de sourires de vieilleries ; sans compter la bonhomie des jolies âmes croisées !
Me suivent :
Les verts de ces deux bocaux en verre.
Une fourchette à gigot gigote, sous le soleil la nacre de son manche en os clignote, ne m’en faut pas plus adopter cet objet !
(La tige mobile de la fourchette à gigot se met en position perpendiculaire à l'axe de la fourchette. Elle sert de protection quand on découpe le gigot « à la française », c'est à dire en coupant des tranches parallèlement à l'os dans un mouvement qui ramène le couteau vers la fourchette. La découpe à « l'anglaise » se fait dans le sens perpendiculaire à l’os, cela permet de faire de belles tranches beaucoup plus tendres que dans la découpe « à la française ». Il existe aussi des « manches à gigot », identiques à un manche de fourchette les dents sont remplacées par une pince qui permet de tenir le gigot par l’os, le manche étant également pourvu d'une tige articulée ayant la même fonction de protection à la découpe .)
Avant...
Après...
Cette petite lampe à pétrole, incomplète et rouillée, me séduit tout de même ; une fois astiquée aura-t-elle l’aura du génie?
Trois colliers de perles en verre nacré chez moi se sont posés…
Avant...
Ces lignes de 1930 ne sont pas celles que je préfère mais la singularité de cet objet me pousse à l’acheter. Une fois son bois passé au blanc, et la patine brune de sa plaque disparue, ce porte journaux* fini par me convaincre de son utile beauté. Détourné il devient porte courriers.
* inscription en Flamand
Après...
À l’horizon de mes passions se profilent trois lithographies,
L’une de Achille Devéria, (peintre et lithographe français, né à Paris en 1800, mort en 1857), représente le compositeur et pianiste hongrois Franz Liszt ; (né en Autriche en 1811, mort en 1886).
Franz Liszt
L’autre est le portrait de Josef Kriehuber ; peintre et lithographe américain, né à Vienne en 1800, mort en 1876.
Josef Kriehuber
Et même si la troisième est évocatrice de souvenir…, impossible de mettre un nom sur ce profil, d’autant plus que cette lithographie ne porte aucune indication écrite.
Pour l’histoire :
On doit l’invention de la lithographie à Aloys Senefelder en l’année 1796, en Allemagne.
Cette technique est une impression à plat qui permet la création, et la reproduction, à de multiples exemplaires, d’un tracé exécuté à l’encre ou au crayon sur une pierre calcaire.
Très populaire dès le début du 19ème siècle elle fut suivie, vers le milieu de ce même siècle, par le procédé de la chromolithographie de Godefroy Engelmann, (qui donnera rapidement le terme péjoratif de chromo).
Le premier exemplaire de la série lithographique, porte l’annotation : BAT, (bon à tirer) ; ce une fois que l'artiste est satisfait du résultat. Les autres exemplaires sont numérotés sur le nombre total d'épreuves tirées, par exemple 35/100 pour le 35ème tirage d'une lithographie tirée à 100 exemplaires. On trouve aussi des exemplaires annotés EA (épreuve d'artiste) ; et HC, (hors commerce), réservés au graveur et à l'imprimeur. (La valeur pécuniaire d'une lithographie dépend donc du nombre d'exemplaires tirés, de la cote de l'artiste et de l'implication de l'artiste lors du tirage.)
* Ne pas confondre lithographie et lithogravure, car la lithogravure consiste à graver en creux (ou en relief) des plaques de pierre, et est relativement peu utilisée pour produire des estampes.
Tantôt en fonte ou en laiton ces six tampons de la poste s’avèrent être de merveilleux compagnons de créations, doublés d’indispensables accessoires de déco de bureau.
À trop chiner j’en oubli des objets ! Absentes de mon précédent article de chines, ces deux grosses bobines de filatures mécaniques accompagnent, vite, ces plus petites...
Heureuse journée